top of page

J'ai testé le Janzu.

Pré-requis : ne pas avoir trop mangé avant, ni bu de l'alcool. Et prévoir une bonne dose de lâcher prise.


Aujourd'hui nous sommes dimanche. Un dimanche détendu et reposé comme je n'en avait pas vécu depuis au moins la naissance de mon fils.

J'ai testé ce matin le Janzu. Pour avoir goûté à pas mal de soins et thérapies, il s'agit de la pratique qui m'a à ce jour permis le plus grand lâché prise.


Mais qu'est-ce que c'est le Janzu ? Il s'agit d'une pratique issue de rituels chamaniques du Mexique. Un homme l'a remis au goût du jour il y a 30 ans. Depuis, elle est accessible à toute personne souhaitant vivre une expérience en totale immersion dans l'élément le plus naturel qui soit : l'eau.

J'avais entendu parlé il y a quelques temps de cette pratique dans la presse. Puis il y a quelques semaines, ma copine Justine m'apprend qu'elle va suivre la formation de l'école Française de Janzu qui a lieu une fois par an à la Réunion. Elle me propose de bénéficier d'une séance un dimanche.



Me voilà donc ce matin sur la plage de la Saline, prête à remettre le pieds dans l'eau. Ah, il y a une chose que je n'ai pas dite : je n'aime pas me baigner. Vieux restes de l'époque où ma vie était régit par mes complexes physiques et ma pudeur. Je suis revenue sur l'Ile il y a maintenant 7 mois, et c'est la première fois depuis mon retour que je plonge dans l'eau cristalline de cette plage ensoleillée.


Je ne vais pas spolier et tout dévoiler du soin, mais j'aimerais simplement vous faire part des sensations qui m'ont traversé lorsque j'ai été téléporté dans ce vaste monde aquatique.


D'abord, j'ai repris contact avec l'eau, son contact sur ma peau. Une fois mon corps adapté à la température (à 28 degrés c'était plutôt facile j'avoue), j'ai pris le temps de me connecter à ma respiration. Cette concentration nous plonge dans un état méditatif qui invite, minute après minute à un lâcher prise de plus en plus franc. Je ressens mes cellules se reconnecter à l' élément. Les mémoires de l'époques lointaine où nous étions des êtres aquatiques sont réactivées. Mon mental s'attarde sur le risque que je prenne un coup de soleil, mais j'ai confiance en mon corps et lui donne la mission de gérer ça. Je ne ne peux pas tout faire ! J'inspire profondément. De l'eau entre dans mon oreilles gauche, et je me souviens que l'année dernière à la même période j'avais perdu l'audition de cette oreille. J'ai mis mes espoirs et ma foi de la retrouver, dans un traitement empirique à base d' injections à travers mon tympan. Enceinte de 3 mois, j'étais paniquée à l'idée que le traitement me fasse perdre mon bébé. Mais lui et moi nous en sommes sorti et mon audition est revenue. Gratitude.



J'expire calmement... Le passé n'existe plus. Il part. Et je pars.

Mon corps se détend de plus en plus, ma tête et mes épaules se relâchent. Et je danse. Justine me met suffisamment en confiance pour que je me déleste des respirations inutiles. Elles sont de plus en plus longues et de plus en plus profondes. J'inspire. Tous mes corps sont purifiés. Mon aura est immergée et commence un nettoyage subtile. J'expire. Je suis un fœtus dans le ventre de la terre. J'inspire. Est-ce que c'est ce que mon fils ressentait lorsqu'il était dans mon ventre ? J'expire. Je rennais au monde, réinitialisée.

Si le temps n'existe que dans notre dimension, je sais que mon corps s'est souvenu de sa naissance dans ce monde.

J'inspire. Ma tête se relâche de plus en plus et je suis complètement abandonnée dans les bras de Justine qui guide par ses mains, cette danse entre moi et l'élément.

Je retiens mon souffle. C'est naturel et mystique à la fois. Sans superflu. Simple. Je ne suis rien et je suis tout. Je suis. J'expire...

Mes yeux restent clos tandis que ma guide repose délicatement mes jambes au sol. Je reviens sur la Terre et son apesanteur.


Enfin j'ouvre les yeux. Justine me laisse le temps qu'il me faut pour revenir en douceur de cette méditation. Je m'allonge sur l'eau, seule cette fois. Cette eau que je sais magique et que je n'avais pas honoré depuis si longtemps. Finalement c'est elle qui m'honore en m'offrant sa médecine.

"J' suis foncedé" c'est tout ce que je réussis à articuler lorsque je fais part de mes premières impressions. C'est brut et absolument pas poétique, mais j'ai tout sauf l'envie d'intellectualiser quoi que ce soit à cet instant.

Je plane.

Merci Justine pour ce moment hors du temps.


Bien évidemment je recommande.


Amour sur vous,


Marielle.


Ps : je n'ai pas eu de coups de soleil finalement :-)

Comments


bottom of page