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La communication non-violente: de la responsabilité à la bienveillance






Lors de nos échanges il arrive quelques fois que nos egos prennent le dessus sur sa qualité au point de prendre la place de notre bienveillance naturelle. Voici quelques pièges à éviter si on souhaite éviter de détourner l'attention de notre interlocuteur et faire passer le message le plus proche possible de notre pensée profonde. Evidemment ces tips ne sont pas exhaustifs, aussi je vous ai sélectionné des moyens de favoriser la bienveillance, envers soi et envers les autres.


"C'est pas ce que je voulais dire", "les mots ont dépassé ma pensée", "j'ai dit cela pour te faire réagir", les personnalités impulsives comme moi se sentiront concernées par ces phrases.

Avant de connaître le coaching, je pensais ne jamais réussir à prendre le contrôle de mes réactions ce qui rendait difficiles mes échanges avec certains proches pour plusieurs raisons sur lesquelles nous reviendrons.


Alors mon expérience m'a poussé à mettre en place des stratagèmes de défense comme la fuite ou l'attaque. Exemple: j'avais un ex, que je trouvais cultivé, qui adorait par dessus tout parler. Un cliché connu disait que les femmes étaient des pipelettes et que les hommes subissait leurs palabres en faisant semblant d'écouter. Dans notre couple c'était l'inverse. La pipelette c'était lui.

Comme rien n'est éternel, il arriva ce moment où à mon tour j'avais besoin d'être entendu. Mais j'ai commencé à inconsciemment me comparer à cet homme et regrettais de ne pouvoir affirmer mes idées comme il le faisait. Parce que s'il était une bibliothèque ambulante, il était très difficile pour lui (à l'époque) de prendre en compte un point de vue different du sien, du moins c'est ce que je pensais. A chacun de nos échanges je clôturais le débat, frustrée et incomprise, en me murant dans un silence. Ou en lui concédant la médaille de la joute verbale. Ou en prenant tout simplement la fuite. "Ecoute si c'est avoir raison qui t'intéresse tu as gagné". "Ce n'est pas un concours" me répondait il, "mais si tu avais réussi à me faire changer d'avis j'aurais été d'accord avec toi". Alors cet article n'est pas un cours sur Blaise Pascal et l'Art de Persuader". Mon but est de vous donner quelques trucs à éviter si votre intention est d'entamer un échange bienveillant.


1. Les jugements moralisateurs.


Ce mode de communication va souvent de pair avec la communication impersonnelle. Le célèbre "on" ou pire le "tu". Il s'agit tout simplement de faire de l'Autre le problème d'entrée de jeu, en se dédouanant du "je" plus concret. Nous portons notre attention sur l'analyse et apprehension des torts de l'autre.

Quelques phrases avaient le don de me faire littéralement péter un câble. Souvent celles qui remettent en question ma capacité à raisonner du style: "nan mais réfléchis !" .

Un autre jugement moralisateur insupportable: penser savoir qui mérite quoi. Cessons de nous positionner en juge. Nous jugeons les autres comme nous nous jugeons nous même. Intéressons nous plutôt à ce que fait résonner en nous le fait de voir telle personne dans telle position. Et entamons un changement de l'intérieur vers l'extérieur.


2. Faire des comparaisons


Que ce soit sur le physique, sur les moyens, sur la carrière, sur le nombre de follower, évitons de nous comparer. La comparaison relève de l'égo et en général a tendance à mettre en lumière ce qu'on aimerait avoir, de ma manière primaire. La comparaison est souvent le point de départ de la jalousie. On ne va pas se mentir, ce sentiment n'est ni plaisant, ni épanouissant. Difficile à assumer il génère de la honte pour la personne qui la recent et a tendance à être repoussant: mis à part peut-être les personnalités narcissiques, il est rare de se sentir à l'aise de savoir qu'un proche jaloux rode autour de nous.


Je fais bien la différence entre la jalousie et l'envie. La jalousie relève de ce que nous avons peur de perdre. L'envie relève d'un manque qui se transforme en désir de posséder ce qui nous manque. Il est intéressant de se pencher sur ce qui nous fait envie, car l'envie est souvent un bon point de départ pour délimiter un besoin. L'envie serait l'arbre qui cache la forêt des besoins sous-jacent. La jalousie appelle à travailler la confiance en soi.

Bien sûr il s'agit là de gros raccourcis! Mais si on en revient à la CMV, la comparaison aura tendance à orienter le discours et à nous positionner en tant que personne en-dessous (enfant) ou au dessus (parent) de notre interlocuteur. On perd alors se rapport d'égal à égal, d'adulte à adulte, et on est bon pour une séance d'Analyse Transactionnelle avec bibi! N'ayez crainte, ça ne fait pas mal.


3. Refuser de prendre ses responsabilités


Se cacher derrière des expressions du style "tu me", "il faut", "je dois".

Ce type de langage illustre bien notre refus d'assumer le responsabilité de nos pensés. Utiliser le pronom personnel "on" à la place du "je", ou les mots clés en main comme "la société" ou le "système" pour pointer du doigts des forces impersonnelles.

Se cacher derrière un diagnostic, un antécédant individuel ou psychologique: "je bois parce que je suis alcoolique", "je t'ai mal parlé car je suis bipolaire", "je fume 10 bédos par jour parce que ça me déstresse". Il n'est pas question de minimiser ou nier les particularités de certaines pathologies. Mais ce qui m'intéresse, c'est de mettre le doigt sur le catalyseur, plutôt que de s'arrêter à la conséquence.

Se cacher derrière les actes d'autrui: "j'ai frappé mon enfant parce que..."

Se cacher derrière une autorité: "j'ai fait un faux rapport sur toi par ordre de la direction".

Se cacher derrière la pression sociale: "je veux un enfant maintenant parce que toutes mes copines le sont".

Se cacher derrière une politique institutionnelle, des règlements, des lois: "je ne peux vous accepter dans l'établissement avec vos dreadloks car ce n'est pas une coiffure républicaine"



Se cacher derrière la fonction attribuée à sexe, à un groupe sociale ou à une tranche d'âge: "on ne peut pas aller dans cet endroit c'est pour les riches", "je suis trop vieille pour reprendre mes études", "je déteste ce job, mais je suis père de famille donc je ne peux pas prendre le risque de...".

Se cacher derrière des pulsions incontrôlables : "je voulais pas te tromper mais c'était plus fort que moi".


Vous l'aurez compris, un des incontournables de la CMV est bien la responsabilité. De nos pensées, de nos mots. Lorsque notre responsabilité est engagée, elle nous oblige et ce qui émanera de nous sera donc choisi, mesuré et assumé. Les meilleurs moyens de fuir ses responsabilités est de se cacher derrière des attributions causales externes. L'impulsion du changement vient toujours de l'intérieur vers l'extérieur. Si vous souhaitez que votre entourage vous parle avec bienveillance, surveillez votre petite voix interne et veillez à vous parler avec bienveillance. Puis assumez chaque mots qui sort de votre bouche en parlant en "je".

N'hésitez pas à me contacter si besoin, je serai ravie de vous accompagner sur le chemin de la communication non violente.


Amour sur vous,


Marielle.


Référence: Les Mots Sont des Fenêtres (Ou bien des Murs) - 3ème édition de Marshall B. Rosenberg.

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