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Je manque de discipline, vais-je rater ma vie?

Chaque objectif, projet, ambition, nécessite de la discipline.

Pourtant lorsque je pense à ce mot, discipline, j’ai parfois tendance à me crisper. Je me sens déjà irritée par l’effort que cette vertue va me demander de mobiliser. Allons déconstruire tout cela ensemble !


Il y a un autre mot qu’on peut facilement associer à la discipline, c’est l’engagement. Être discipliné requiert d’être engagé.

Lorsque nous sommes engagés, nos pensées, et les mots que nous employons changent également. Nous dépassons le stade du “j’aimerais”, “je voudrais”, “je veux”. Nous adoptons un vocabulaire plus franc comme “je choisis”. “je décide”, je m’engage à”.

Lis cet article jusqu'au bout, car je te donne à la fin quelques tips pour justement passer du "j'aimerais" à "je m'engage à".


J’ai longtemps pensé être quelqu’un de peu discipliné. Je me faisais croire que j’étais incapable de prendre du plaisir dans l’effort. Combien de fois je me suis dirigée vers des plaisirs immédiats comme flâner sur Instagram, regarder des vidéos qui n’ont aucune valeur ajoutée, passer des heures à discuter du vide ou encore à une certaine époque binger une série moyenne en fumant et mangeant ce qui me passait sous la main. Le tout saupoudré d’une pointe de culpabilité de ne pas voir ma to do list mentale (je n’écrivais rien) se réduire mais au contraire grossir à vue d'œil.


En tant que coach, j’ai commencé à me questionner. Et je me suis notamment demandé 2 choses : est-ce qu’il était absolument vrai que j’étais quelqu’un de peu discipliné ? Et est-ce que ce type de pensée était au service de mon évolution et de la concrétisation de mes projets d’avenir ?

Et bien dans les 2 cas, la réponse était non !


Suis réellement indisciplinée ?

Ok je l'avoue, je suis plutôt bordélique, j'ai du mal à me tenir aux fameuses routines de gagnant (se lever à l'aube pour faire du sport, rentrer prendre une douche froide, boire un jus vert et commencer mon journaling, every single day est clairement hors de ma portée. Je n'aime pas avoir à me contraindre juste parce qu'il le faut. Je n'aime pas avoir à faire des efforts lorsque j'estime que le jeu n'en vaut pas la chandelle. J'ai conscience de l'intérêt du sport et de manger sainement, mais aux routines strictes je préfère le plaisir d'une promenade en nature et la spontanéité d'un repas sain ET gourmand, même si je n'ai rien contre le fait de boire un green juice quand l'envie m'en prend.

Pour autant, j’ai déjà par le passé, eu à faire preuve de discipline et d’engagement. Dans le domaine professionnel par exemple, j’ai toujours été parfaitement engagée envers mes supérieurs et les clients. J’ai toujours tenu mes deadlines quitte à prendre sur du temps perso. Je n’ai été que très rarement en arrêt maladie. Et au dire de mes évaluations annuelles, j’étais plutôt efficace dans mon travail. Tout cela, indépendamment du fait d’y prendre du plaisir.

Au niveau relationnel, je mets un point d’honneur à ne pas prendre d’engagement que je ne suis pas sûr de pouvoir tenir. Je suis très engagée quand je donne ma parole. Et ne pas pouvoir tenir mes engagements me tord littéralement les boyaux. Cette intransigeance est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je m’engage peu, une vieille croyance se cache là dessous mais c’est un sujet dont je parlerais peut-être une autre fois.

À l’inverse, je remarque que j’ai beaucoup de mal à accepter qu’on ne tienne pas parole quand en face je mobilise tant d'énergie pour tenir la mienne, même lorsque cela doit me mettre dans une situation inconfortable.


Je savais donc quand je le voulais, faire preuve de discipline et d’engagement. Mais alors, dans quel contexte mon indiscipline trouvait refuge dans les excuses et la procrastination? J’ai établit quelques éléments de réponse :


1. J’avais des résistances


Mes résistances, c’est à dire les mécanismes de pensées et les comportements, que j’avais par le passé, construit pour me protéger du danger !

Nous avons tous des croyances, qui se sont établies autour d’événements qui nous sont arrivés ou qui sont arrivés à nos parents et qui nous prémunissent de nous retrouver de nouveau en insécurité.

Voici 2 exemples de croyances limitantes que je nourrissais autour de l’argent :

  • J’ai longtemps cru que monter une société me mettrait forcément dans une situation financière catastrophique que je serais incapable de gérer.

Cette croyance est potentiellement vraie. S'investir dans la création d'une société c’est comme s’investir dans une relation amoureuse, cela nécessite de s'engager à prendre le risque d’y perdre des plumes. Mais une autre réalité est possible ! Je peux trouver à la pelle, des couples qui ont eu raison de se laisser une chance, tout comme j’ai aussi l’exemple d’entrepreneurs qui s’épanouissent personnellement et financièrement dans un business qui leur ressemble ! C’est à moi de choisir à quelle réalité je décide d’accorder le plus de crédit et d'énergie, tout en anticipant au max les situations qui pourraient faire pencher la balance du côté opposé.

  • J’ai longtemps cru que si j’avais de l’argent, je serais trahie et escroquée. Que les loups rentreraient dans la bergerie. Que mon espace serait envahi par des personnes mal intentionnées.

J’ai été aidé pour mettre de la lumière sur cette croyance dont je n’avais pas conscience et qui me semble si limpide aujourd’hui. Elle m’est apparue claire, lors d’une séance de kinésiologie en 2021 ! J’ai donc récemment eu connaissance de cette peur d’être trahie par quelqu’un que j’estime, pour de l’argent. Plutôt que d’essayer de faire disparaître cette pensée, je me dédie à en nourrir le côté positif : J’apprends à vivre avec l’idée que ce que j’ai fait une fois je saurais le refaire. J’intègre le fait que tôt ou tard, les masques des personnes mal intentionnées finissent toujours par tomber. Je sais que je peux compter sur des personnes qui m’aiment pour ce que je suis, prêtes à être à mes côtés pour faire face à l’adversité. Je me rappelle d’une phrase que j’avais entendu en cours de Management pendant mes études : la confiance, n’exclut pas le contrôle. Et si on veut éviter d’avoir à jouer le méchant flic, on pose des limites claires dès le départ, avec les moyens à notre disposition.


2. Je manquais de clarté


“Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où aller”.

Avoir une vision claire de l’endroit où l'on souhaite aller, facilite grandement à tenir ses engagements et à être discipliné.

La visualisation est un très bon outil pour cela. L’écriture également. Visualiser et écrire ce que tu souhaites être, et ressentir. Puis se demander ce dont tu as besoin pour pouvoir y arriver. Ce que tu devras acquérir au niveau matériel, et aussi en termes de compétences et de ressources, pour voir ta vision se concrétiser.

Lorsque les rêves sont ambitieux, ils peuvent donner le vertige. Et réveiller cette petite voix en nous qui dit “pfff n’importe quoi, ce n’est absolument pas réaliste” “et puis qui es-tu pour vouloir te présenter au monde de la sorte ?”. Elle n’a pas tord la voie de l’autosabotage. D’ailleurs l’écouter, c’est lui donner raison. Mais il existe un moyen pour lui faire baisser le volume: découper ta vision par pallier.

Si tu te focalises sur la longueur du chemin et les challenges qui se dressent entre toi et le haut de la montagne, il y’a des chances que tu ne fasses même pas le premier pas. Mais si au lieu de tâtonner à l’aveuglette, tu découpes cette aventure en marche d’escalier, tu n’auras pas le temps de douter de pouvoir atteindre les dernières marches puisque tu seras trop occupé à grimper les premières. Choisis en conscience où tu souhaites mettre de l'énergie.


3. J’en oubliais le plaisir


Avant de valider n'importe quel projet, je t’invite à faire une pause et à ressentir les sentiments principaux qui t'envahissent lorsque tu imagines la concrétisation de ce projet. Si le plaisir et la joie ne sont pas au programme, alors il te faut t’ interroger (ben oui les questions, l’outil principale des coachs ;-)) : soit tu t'engages pour de mauvaises raisons, soit tu rencontres des résistances qui veulent te garder en sécurité dans ta zone de confort. Si tu as du mal à savoir où se situent tes blocages, je t’invite à te faire aider par le moyen qui te semblera le plus approprié. Sache que je propose des séances individuelles sur 3 heures si tu souhaites traiter d’un sujet en particulier. Pour en savoir plus, clic ici et n’hésite pas à partager l’info à tes proches si tu penses que cela pourrait les aider.


Si tu sais où se situent tes résistances, je te propose de répondre à ces questions par écrit :


  • À quel moment par le passé elles se sont avérées être vraies ? (pour toi ou des membres de ta famille) ?

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  • Est-ce que ces croyances sont au service de ta réussite et de ton succès ?

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  • Dans quel(s) domaine(s) de ta vie, t'es-tu sentie gratifiée et fière d’avoir fait preuve de volonté ?

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  • Est-ce qu’il y a en toi un paradoxe, c'est-à-dire une part de toi qui est ok avec l’idée d’être disciplinée et une autre qui s’y refuse ?

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  • Pourrais-tu créer un espace (lors d’un temps calme d’introspection par exemple) où ces 2 parties échangeraient et trouveraient un terrain d’entente ?

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Pour finir, je t’invite à être en paix avec l’idée que, quoi qu’il arrive tu seras confrontée à des challenges, puisque les défis sont faits pour nous mettre en mouvement, nous pousser à évoluer et à trouver en nous et autour de nous de nouvelles ressources. L’évolution fait partie de la vie, qu’on le veuille ou non. Alors plutôt que d’y être soumis de force, autant en être actrice et acteur en choisissant la direction vers laquelle nous souhaitons nous diriger.


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Amour sur toi,


Marielle.



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